Survie, recherche du bien-être et Ego

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Lego

[F] Comme pour tout animal, mon objectif premier est de vivre et d’éviter la souffrance : autrement dit, rechercher mon bien-être. Sortir du ventre de ma mère fut assez désagréable pour me faire pleurer et déclencher ainsi ma respiration pulmonaire.

Le principe de vie se concrétise chez tout animal par un “système” toujours actif capable, d’une part, d’évaluer toute situation et, d’autre part, d’orienter la réponse: évitement, affrontement, adaptation, ou autre comportement (ingestion d’un aliment par exemple). Sans ce système l’animal est voué à mourir d’inanition, sous les coups de prédateurs ou par toute cause naturelle. Ce système peut être réduit, comme chez des invertébrés, à de simples arcs réflexe. Chez l’homme c’est aussi un réflexe qui déclenche la succion de lait du nouveau-né ou le premier inspire mentionné plus haut.

Le cerveau a évolué de manière additive au sens où une aire nouvelle dans l’arbre de l’évolution repose nécessairement sur les aires existantes ou bien une aire existante “implémente” une fonction nouvelle  (voir figure). Cela implique que les fonctions cérébrales supérieures (résidant par exemple dans le cortex) sont reliées aux fonctions de base du système de survie. Ainsi une émotion comme la peur s’accompagne de tachycardie, de suées, de douleurs abdominales, etc.

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Brain evolution

Ainsi se construit l’Ego, qui correspond à ce que la psychanalyse nomme quelquefois Moi, Self, etc (voir EDLPT). Chez les humains (sans doute également chez beaucoup d’animaux) le système de survie a une représentation mentale à travers l’inconscient.

Avec ma croissance puis ma maturité, l’Ego a “géré” un nombre incalculable de situations. Même si cela s’est soldé quelquefois par de piteux échecs, cela m’a au moins permis de survivre. L’Ego devient, par les mécanismes d’apprentissage qui le composent, un processus sophistiqué. Autrefois système de survie il a absorbé l’image que je me fais de moi-même: tout mon être s’identifie à mon Ego.

Les moyens et les occasions offerts à chacun dans la recherche du bien-être diffèrent selon l’hérédité, l’éducation, l’environnement, la chance, etc. Au mieux le bien-être est ressenti pendant quelques mémorables moments de “bonheur” ; entre ces moments une insatisfaction est ressentie plus ou moins consciemment. Elle peut s’accompagner d’émotions qui quelquefois prennent le dessus. La palette des troubles, pour la plupart identifiée par la psychologie, est extraordinairement complexe mais la cause fondamentale est toujours survivre et éviter la souffrance ou, autrement dit, rechercher son bien-être.

callout

La colère résultant d’une frustration ; la peur de perdre une situation stable ou un être aimé ; l’attachement à sa communauté, etc., il existe beaucoup de raisons pour un être humain de maintenir ou rechercher son bien-être au dépend de son prochain, sans pour autant être conscient de son acte ni de ses conséquences. Une personne pourra s’exprimer par la création d’œuvres magnifiques. Une autre commettra des actes de violence innommables au nom de son dieu, de son parti ou pour ressentir une excitation de courte durée. L’écrasante majorité passera sa vie à se débrouiller au gré des rencontres pour “profiter” de la vie.

Les êtres guidés par leur Ego ressentent une compétition car l’Ego cherche à se satisfaire d’une ressource (le bien-être) éphémère, rare et inégalement répartie.

Cette recherche de bien-être menée par des êtres en compétition est la cause de la totalité des conflits.

Réaliser que les êtres vivants sont tous motivés par la même recherche constitue un pas important vers la pacification de l’humanité. Accepter que ma recherche n’est pas de plus grande valeur que celle d’un autre homme ou d’une autre femme est une condition nécessaire pour apaiser les conflits. Cela est difficile à atteindre car mon Ego doit apprendre à moins juger toute situation relativement à mes intérêts : l’Ego doit “lâcher prise”.

Seule cette transformation peut faire espérer qu’un jour les conflits diminuent.


[E] As for all animals, my main aim is to live and avoid suffering; i.e seek my well-being. Getting out of my mother’s womb was unpleasant enough to make me cry and start my lung breathing.

This life principle is realized in all animals by an always active “system” able to, on the one hand, assess any situation and on the other hand to send a reaction: avoid, face, adapt or perform any other behaviour (for instance swallow food). Without this system any animal is doomed to die of hunger, or to get killed by predators or any other natural cause. This survival system may be reduced to reflexes, as in invertebrates. For a human new-born a reflex triggers the sucking, or the first breath, mentioned above.

The brain has evolved additively as a new area necessarily lays over existing ones (see picture) or an existing area “implements” a new function. Therefore the superior brain functions are connected to the base functions constituting the survival system. For example an emotion as fear is accompanied with tachycardie, sweats, belly pain, etc.

So is built the “Self “(the Ego) as sometimes referred by Psychoanalysis  (see EDLPT ). The humans (probably also many animals) have a mental image of the survival system through subconscious.

With my growing–up and my maturity, the Ego has “managed” numerous situations. Even if it sometimes ended in poor failures, it enabled me to survive at least. Thanks to learning mechanisms the Ego becomes a sophisticated process. Initially a survival system it absorbs the image I have of myself: my whole being identifies itself with my Ego.

The means and opportunities given to each person in his/her well-being seek differ according to genetics, education, environment, luck, etc. At best, the state of well-being is felt during some unforgettable moments of “ happiness “; in between these moments , is felt, more or less consciously, a dissatisfaction.

Sometimes goes with it emotions that may take over. The range of disorders, identified for most of them by psychology, is incredibly complex but the main cause always being to survive and avoid suffering or, said otherwise, seek one’s well-being .

Anger as the result of frustration; fear of losing a stable position or a loved one; attachment to one’s community, etc.; there are so many reasons for a human to keep or seek his well-being at the expense of his/her neighbour, without even being aware of his acts or consequences.

Someone can express himself through the creation of magnificent works. Another will commit unspeakable acts of violence in the name of his god, his political party or just to feel brief excitement. The overwhelming majority will spend a lifetime to cope with encounters just to “enjoy” life.

The human beings led by their Ego feel competition because the Ego seeks satisfaction in an ephemeral, scarce and inequally distributed resource: the well-being. This search of well-being done by competitive beings is the cause of all conflicts.

Realizing that all living beings are moved by the same search is a great step towards a pacified world.

Accepting that my search is no more important than that of another man or woman is a necessary condition to calm conflicts. This is hard to reach because my Ego has to learn a new approach: less judging any situation according to my interests: the Ego has to “let go“.

Only this change can bring hope that conflicts will diminish.

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